Aller au contenu
German Orlov
Toutes les études de cas
Données & Produits digitauxAllianz Partners · 2025–aujourd’hui

Un chiffre fiable pour la souscription, sur Databricks

Le cas en 30 secondes

Problème
La souscription tarifait un portefeuille de 1 Md€ sur des chiffres auxquels elle ne pouvait pas se fier entièrement. Le ratio S/P n’était pas le même dans le rapport Excel, dans le tableau de bord PowerBI et dans le script de l’actuaire. Les appels d’offres perdus étaient archivés, jamais analysés. Trois personnes savaient interroger les données.
Ce que j’ai fait
J’ai fait de la souscription le propriétaire du projet, et non son client. J’ai construit un dossier d’une page autour de deux sujets que le métier savait nommer : un ratio S/P réconcilié et une lecture des appels d’offres gagnés et perdus. J’ai levé les sujets de gouvernance avant tout mouvement de données. Puis j’ai piloté un pilote de quatre mois avec une équipe de moins de huit personnes.
Impact
Un chiffre unique et gouverné, de l’actuaire jusqu’au CEO. Le commentaire de clôture démarre le premier jour au lieu du cinquième. 12 rapports Excel retirés, 2 modèles de tarification en production, tous les appels d’offres passés consultables.

Le déroulé

  1. 2025 — Le point de départ

    La souscription, c’est là que l’entreprise gagne ou perd de l’argent. Les données étaient bonnes et logées dans un système de référence solide — le problème venait de ce qui se passait ensuite. Chaque équipe tirait son propre extrait : l’un vers Excel, l’autre vers PowerBI, un troisième vers un script Python sur un poste de travail. Chacun revenait avec un ratio S/P différent, et la clôture mensuelle se passait à débattre du bon chiffre. En parallèle, des dizaines de propositions perdues dormaient dans SharePoint ; personne ne s’était jamais demandé pourquoi elles l’avaient été.

  2. La décision de propriété

    J’ai changé le propriétaire avant l’architecture. Le directeur de la souscription est devenu sponsor ; j’ai assuré la livraison. Acté par écrit dès le premier jour : le système de référence reste le maître, Databricks est la couche analytique et IA au-dessus. Pas un projet Digital coupé à l’arbitrage budgétaire suivant, mais un actif de la souscription, porté dans son P&L.

  3. Deux cas d’usage, pas un de plus

    Un tableau de bord du ratio S/P réconcilié, parce que le Chief Underwriting Officer, l’actuaire et le CEO lisaient trois chiffres différents. L’analyse des appels d’offres gagnés et perdus, parce qu’elle était visible au niveau du CEO et que personne ne la portait. Le dossier tenait sur une page : coût du statu quo, gain attendu, coût de fonctionnement à trois ans. Tout le reste a été refusé.

  4. Les blocages levés avant la première ligne de données

    Le groupe disposait déjà d’un tenant Databricks : le réutiliser a fait gagner des mois. La direction data science a co-porté la gouvernance. La plateforme s’inscrit ainsi dans le domaine de la souscription, sur les standards du groupe, sans créer une filière concurrente. Le CISO et le DPO ont validé en amont la classification, le masquage et la région d’hébergement, avec Unity Catalog comme réponse. L’extraction depuis le système source — le principal risque technique, et autant un sujet contractuel qu’un sujet d’ingénierie — a été traitée dès le premier mois.

  5. Un pilote resserré, mené à vue

    Moins de huit personnes, un data scientist de la souscription détaché, une démonstration toutes les quatre semaines, des garde-fous FinOps sur la dépense. Go/no-go au quatrième mois sur des indicateurs d’adoption réels, pas sur des schémas d’architecture.

  6. Ce que ça donne aujourd’hui
    1. Premier jour ouvré du mois : le tableau de bord du ratio S/P s’est rafraîchi dans la nuit depuis une source unique et gouvernée. Le chiffre que voit le Chief Underwriting Officer est celui qu’a utilisé le modèle de l’actuaire, et celui que reçoit le CEO. Le commentaire démarre à 9h00, pas le cinquième jour.
    2. Un souscripteur ouvre un appel d’offres pour un programme habitation en Italie et obtient les cinq propositions passées les plus proches : le prix pratiqué, qui a gagné, pourquoi nous avons perdu. Il constate que le segment se perd sur les niveaux de service, pas sur le prix. Sa proposition est prête dans l’après-midi.
    3. Un gestionnaire de sinistres demande en langage courant ce qui a été convenu sur les franchises avec un partenaire. Il obtient la clause, la date et l’e-mail d’origine. Sans fouiller les boîtes mail.
    4. Deux modèles alimentent la tarification en production et se réentraînent sur l’historique complet, versionnés. Quand une data scientist s’en va, son travail reste. La revue du CISO prend une heure, parce que les accès, le masquage et la traçabilité sont affichés à l’écran.
  7. Aujourd’hui
    Jour 1
    commentaire de clôture, contre cinq jours auparavant
    Un ratio S/P unique et gouverné, de l’actuaire au CEO
    12
    rapports Excel récurrents retirés
    L’équipe reporting analyse au lieu de recopier
    2
    modèles de tarification en production
    Réentraînés à échéance régulière, sur l’historique complet, versionnés

Ce que j’en retiens

Personne ne finance une plateforme de données. On finance un chiffre auquel on peut enfin se fier.